Voilà deux jours que nous avons débarqué à Antsirabe! Bousculées par un tas de nouvelles informations et façons de vivre, nous prenons le temps d'observer et de nous imprégner de l'effervescence de la ville. La culture d'ici, si différente de la notre, chamboule nos repères et nous oblige à ré-apprendre nos habitudes, si simples soient elles comme par exemple prendre le bus...
Il n'y pas d'arrêt, ni de bouton stop lorsque l'on veut descendre. Il faut héler le bus qui nous amènera sur l'itinéraire souhaité (faut-il encore le connaître et le reconnaître...oups), rentrer par la porte arrière que le "receveur" nous ouvre et se frayer ensuite un chemin parmi les sièges souvent très bondés. A Antsirabe, on ne reste pas debout dans le bus même lorsqu'il n'y plus de place vaquante (si les CFF nous lisent...hum hum), le "receveur" nous tend alors une planche en bois pour nous asseoir entre deux rangées en écrasant accessoirement nos voisins au passage. C'est en annonçant les arrêts que le receveur attend un "misy miala" de notre part pour lui signaler que nous descendons à cet endroit.
Un des autres moyens de transports que nous avons expérimenté est le pousse pousse, un bon gagne pain mais un peu gênant pour nous les Wasa, encore une fois pas habitués.
Parmi la longue liste d'apprentissages qui nous attendent figurent aussi la négociation des prix, nous familiariser avec la monnaie et le change, la capacité à dire non poliment en malagasy,...
En nous promenant dans les différents quartiers, nous avons vite remarqué les regards se porter sur nous "Wasa = étrangers". Les habitants sont très curieux et ont plaisir à nous saluer et à nous accoster par un "bonjour, comment ça va ?" ainsi que par des sourires et des signes de la main. Ils nous demandent alors qui nous sommes et qu'est-ce que nous sommes venues faire ici, où nous logeons, si nous savons parler malagasy...car d'ailleurs, oui, on dit plutôt malagasy que malgache! Les locaux sont aussi amusés par nous, il nous arrive assez souvent de déclencher des rires sans trop savoir pourquoi...
De notre côté, il est parfois difficile de constater la pauvreté plutôt générale de la population. Nous sommes confrontées à la mendicité qui vient aussi des enfants qui nous réclament des bonbons et des sous.
Finalement, deux jours c'est très court mais nous avons vécu énormément de découvertes et le temps file très vite malgré la philosophie ambiante : Mora Mora!
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