dimanche 26 juin 2016

5 jours aux urgences

Le moment est venu pour nous de vous raconter la semaine 2 et la semaine 3 de notre stage.
C'est après avoir passé la semaine 1 dans le service de néonatalogie que nous avons entamé notre travail aux urgences du CHRR pour 5 jours au total.
Lundi 13 juin, nous débarquons donc dans le couloir sombre qui fait office de service pendant la rénovation des locaux de l'unité. Les soignants nous indiquent la salle de garde dans laquelle nous nous changeons entre une armoire et un lit à étage. Nous nous apercevons qu'elle fait également office de salle de soins et de bureau pour la Major. Elle nous rappelle les salles de néonatalogie par sa taille exigüe. La visite du service ne dure pas longtemps puisque ce dernier se résume à une salle d'hospitalisation comprenant 6 lits et au tri placé sous une cage d'escalier. 
A Antsirabe, lorsqu'un patient arrive aux urgences, il est accueilli au tri par les soignants qui effectuent les premiers soins d'urgence si nécessaire. Ensuite, il est redirigé selon la stabilité de son état et de sa pathologie. S'il ne rentre pas à domicile, il peut être hospitalisé soit dans un autre service de l'hôpital, soit aux urgences même. 

Le service de fortune, imposé par les travaux en cours dans les locaux d'origine, nous fait penser à un hôpital de guerre. Les lits sont rudimentaires, en bois ou en métal et ne permettent pas de manoeuvre comme redresser le dossier. Les matelas sont recouverts d'un drap vert militaire, il n'y a pas de table de nuit mais une chaise par garde malade. Aucune intimité n'est préservée car les lits sont rapprochés à moins de 2 mètres les uns des autres et aucun rideau ne les sépare. L'étroitesse de la pièce n'empêche pas les vas et viens incessants des médecins, infirmiers, stagiaires, familles, ...
La "salle" de tri se situe à l'entrée du bâtiment tout de suite sur la droite. Elle est délimitée du reste du couloir par un paravent et une table haute qui fait office de bureau. Deux brancards permettent le début de la prise en charge.
Se surajoutant à cet environnement un peu froid, la météo grise et humide nous laisse une impression particulière. Pour contraster avec cette ambiance un peu glauque, l'équipe soignante nous accueille chaleureusement en nous intégrant dans le service par des questions, des explications en français, des transmissions sur les patients et un intérêt pour notre présence. 

Nous n'avons passé que deux jours (et quelques heures) dans ces locaux. Effectivement, la journée de mercredi a dû être écourtée pour cause de maladie fulgurante et les deux journées suivantes ont été consacrées aux 110 ans du CHRR et au trajet pour Morondava (voir les articles correspondants).
A partir du lundi suivant, le 20 juin, les Urgences ont réintégré leurs quartiers pour le plus grand plaisir de toute l'équipe. 
C'est mardi 21 juin que nous avons fait notre come-back aux Urgences pour découvrir un service "tout neuf" comportant une salle de tri avec 3 box et une salle d'hospitalisation de 8 box. Les lieux sont lumineux et aérés, ils préservent l'intimité du patient,  lui offrent un meilleur confort et garantissent à l'équipe des espaces de travail délimités et organisés. Comble du mieux, il fait beau et le soleil nous réchauffe! 

Maintenant le décor posé, place au compte rendu réduit de nos nombreux apprentissages. Durant 5 jours, nos observations et les explications de nos différents collègues nous ont permis de découvrir un peu plus profondément comment fonctionne le système de santé malgache. L'absence d'assurance, la nécessité pour chaque soigné de payer la moindre petite compresse, le médecin ou les infirmières qui parfois payent des médicaments de leur poche pour leur patient, les examens paracliniques quelques fois essentiels à la pose du diagnostic mais irréalisables par manque d'argent, les politiques qui posent leurs priorités sur l'armée et sur la police plutôt que sur la santé et qui font beaucoup de promesses sans rien réaliser par la suite, ... 
Tout ceci force les médecins à développer un sens aigu de l'observation clinique que nous avons pu apprécier et questionner tout au long de ces 5 jours. En effet, puisque les moyens sont limités, les diagnostics sont souvent posés sur une base purement clinique. C'est un élément qui nous a beaucoup frappé et impressionné car c'est souvent sans la confirmation des examens complémentaires que les traitements sont débutés, ce qui est très rare en Suisse. 
Les urgences accueillant tout type de problème de santé rencontré à tout âge de la vie, notre stage dans ce service a été un bon moyen pour nous de nous rendre compte des pathologies les plus fréquemment rencontrées à Antsirabe. Grâce à l'équipe qui a répondu à nos questions et à notre immersion dans la culture, nous avons pu faire des liens entre les facteurs de risque, les moeurs, l'espérance de vie (55 ans à Madagascar !!!) et les soucis de santé rencontrés. 
Nous avons également eu la chance de nous familiariser avec leur organisation, bien différente de la nôtre. Les dossiers patient sont écrit uniquement à la main et rangés dans des fourres A3 (une fourre par box). La première consultation est transcrite sur une feuille A4 par le médecin qui remplit quelques données personnelles nécessaires à la prise en charge et qui répertorie son anamnèse et son examen physique ainsi que les CAT (Conduites A Tenir).  Les soignants écrivent leurs prises de contrôle et observations du jour dans un petit cahier propre à chaque patient hospitalisé. Les dossiers sont archivés grâce à une feuille de décalque qui transpose le texte sur une deuxième feuille. A la lecture de ses dossiers, nous avons pu nous rendre compte des différences de vocabulaire professionnel existant entre nos abréviations et les leurs ainsi que sur le choix des mots médicaux utilisés.

Ce stage aux urgences nous a aussi permis de pratiquer quelques soins techniques et de nous affirmer un peu plus dans notre positionnement professionnel, de travailler notre attitude relationnelle et communicationnelle et d'être dans la réflexivité permanente avec les soignants de l'équipe et au sein de notre binôme. 

En prenant un peu de recul, nous sommes capables de réaliser que le bouleversement que nous avons ressentis dans le service de néonatalogie nous a préparées à cette étape aux urgences. Nous avons bien sûr ressenti un choc à notre arrivée et avons plus d'une fois été confrontées à nos questionnements mais l'impact de la première vague de surprise était déjà passé.
Des sentiments variés ont à nouveau cohabité en nous durant ces 5 jours : impatience et patience, impuissance, relativisme, tolérance, perplexité, ...

Un passage court dans ce service mais tellement enrichissant et qui n'a pas fini de faire son voyage dans nos esprits, si vous voulez notre avis!
Prochaine étape pour la semaine 4 : une semaine de stage au centre médical Fandresena avec son lot de nouvelles expériences...


Service des urgences en rénovation


Service des urgences en rénovation
Nettoyage du service des urgences à l'occasion de la préparation de la fête des 110 ans du CHRR

Même les murs ont droit au nettoyage par les étudiants! 
Salle d'hospitalisation du nouveau service

Un box du nouveau service





vendredi 24 juin 2016

Semaine n°3 et ... 2 accouchements!

Mardi matin, alors que nous sommes parées pour attaquer une nouvelle semaine aux urgences, un imprévu vient bouleverser notre organisation. Vanessa nous annonce qu’une jeune femme de 31 ans est en travail et que l’accouchement est prévu dans la matinée au centre médical Fandresena. Ni une, ni deux, nous changeons nos plans, enfilons nos blouses et accourrons sur le palier du centre pour assister à ce moment magique. Nous faisons alors connaissance de la future maman que nous appellerons ici Marie (prénom d’emprunt) et de sa famille. Vanessa nous explique alors la prise en charge soignante qui accompagne tout accouchement et le matériel nécessaire. Nous préparons avec elle ce dont nous aurons besoin. Durant la matinée, nous suivons tout le processus du travail et les contrôles qui l’accompagnent. Mais au fur et à mesure du temps qui passe, nous comprenons que la nature ne permettra pas à Marie d’accoucher par voie basse et qu’une césarienne est ici nécessaire. La famille nous impressionne par son efficacité et son implication dans la prise en charge puisque c’est le grand-père qui se démène pour trouver un véhicule pour faire le trajet. C’est une nouvelle preuve pour nous de l’esprit communautaire et d’entraide des Malgaches. Avec l’accord de Vanessa, de Marie et de ses proches, nous choisissons de suivre la patiente pour l’opération césarienne. Nous partons alors avec eux dans une Jeep 4x4 conduite par on-ne-sait-toujours-pas-qui en direction du service de maternité du CHRR où la patiente est référée pour l’opération. Ce trajet, nous a plongé dans une ambiance de film d’action dont nos mains, broyées par la patiente à chaque contraction, se souviendront longtemps. Toutefois, cette accélération soudaine a vite été freinée par le Mora-Mora ambiant du service de maternité dans lequel nous débarquons en trombe. Quelques heures de patience plus tard, nous partons au bloc opératoire pour une expédition des plus étonnantes. Nos émotions prennent l’ascenseur et jonglent entre impatience, stress, rire, effarement, joie, surprise, … émerveillement …
Encore une fois, on en a pris plein les yeux, qui en retour ont versés quelques larmes ! Ah et au fait, Maman et bébé vont bien, nous aussi et cette journée irréelle se termine par un trajet en Tuck-Tuck aux alentours de 19h pour retrouver notre presque chez-nous !

Jeudi, en rentrant de notre journée en ville, pas le temps de poser nos affaires que l’aide-soignante du centre vient nous chercher pour assister à un nouvel accouchement. Même configuration, la jeune patiente de 20 ans est accompagnée de toute sa famille. La situation prend cette fois une tournure toute différente puisque le travail progresse vite et bien et que la nature a cette fois décidé que l’enfant allait naître par voie basse. Nous assistons avec émerveillement à nouveau à l’éclosion de la Vie et c’est cette fois à un petit garçon que nous souhaitons la bienvenue !
Ces deux expériences incroyables aurons alors marqué notre mi-stage de manière inoubliable !

To be continued… on l’espère avec d’autres accouchements !

En route pour le bloc op' pour la césarienne


Week-end à Morondava, jours 3 et 4

Ce matin, rencontre avec Monsieur Pierre qui nous emmène dans un petit débarcadère à quelques minutes à pied de notre hôtel. Là, nous embarquons sur deux pirogues avec nos affaires de plage ainsi que tout le matériel nécessaire à la confection d’un bon repas pour le midi. Après quelques coups de pagaie, la marée s’avère trop basse pour nous permettre de naviguer jusqu’au village que nous devons rejoindre. Nous finissons alors le trajet à pied sur des étendues de sable un peu boueux et piégeux, Caro a failli y laisser son pied et son équilibre une ou deux fois (« puisqu’elle était concentrée sur les photos qu’elle prenait » dit-elle) !!! En effet, nous sommes entourées d’un beau paysage avec le village de Betania au loin devant nous, des bateaux sur le sable ou amarrés et les villageois qui se promènent avec des paniers sur la tête ou des filets de pêcheur.
Arrivées à la plage, nous nous installons à l’ombre puis sautons dans nos maillots de bain pour courir nous jeter à l’eau. Nous profitons de l’océan pendant des heures en jouant dans les vagues ou en laissant celles-ci lécher nos pieds alors que nous apprécions l’immensité de cette endroit couchées sur le sable. La marée remontant petit-à-petit, nous nous retrouvons bientôt encerclées par l’eau sur une dune de sable digne d’un décor de Pirates des Caraïbes. Chasse aux coquillages, concours de saut dans l’eau et bronzette ont ponctué la journée.
A midi, nous avons eu la chance de déguster un merveilleux repas que Monsieur Pierre nous a mijoté toute la matinée a genoux dans le sable. Au menu : poisson du jour grillé, frites, riz et sauce tomate. Un vrai régal, des goûts fins et un sentiment privilégié !
C’est ensuite en traversant le village de Betania que nous avons rejoint nos pirogues pour une ballade sur une rivière-dont-on-ne-se-souvient-plus-du-nom. Nouveau joli spectacle puisque nous avons navigué entre des arbres immergés par la marée, maintenant haute. Nous nous sommes laissées bercer par cette douce fin d’après-midi et ce décor paisible.
Après une petite douche pour se débarrasser du sel, nous avons dégusté un cocktail sur des transats de l’hôtel face au coucher de soleil sur l’océan, encore une fois sublime. La journée s’est terminée par une soirée sympathique dans la joie et la bonne humeur au resto Chez Alain !

Lundi matin, après un bon petit déjeuner, nous avons repris la route direction Antsirabe pour retrouver un climat plus proche de notre bonne vieille Suisse au moins d’octobre !

En attendant la marée haute, il faut marcher!

Village de Betania

En pirogue


mercredi 22 juin 2016

Week-end à Morondava, jour 1 et 2

C’était le grand départ, vendredi matin 17 juin, pour notre week-end au chaud sur la côte Ouest de Madagascar, direction Morondava. Nous étions prêtes dès 8h mais c’était sans compter sur les siennes du Van, qui nous avait déjà fait des misères entre Tana et Antsirabe le premier jour. Effectivement, Mora-Mora, notre chauffeur Herizo est arrivé une bonne heure après pour cause de réparation de poignée. Bien entendu, cela va sans dire que notre trajet fut ponctué de petites frayeurs que le Van nous faisait subir en jouant notamment des similis pannes nécessitant contre-attaque (comprenez, les 6 filles poussent le Van pendant que Herizo rallume le moteur) mais aussi en sautant et tressautant sur les nombreux nid de poule d’autruche de la RN34. Trajet certes long mais placé sous le signe de la bonne humeur générale et rigolade à temps plein. Les paysages offerts à nos yeux valaient aussi la peine ! Dépaysement assuré au travers des plaines, des montagnes, des rivières traversées et du coucher de soleil magnifique à perte d’horizon.
Arrivée autour de 20h30 à Morondava où nous nous installons dans nos bungalows respectifs au bord de l’océan. Chaleur, moustique, bruit des vagues, geiko et odeur iodée nous ont réservé un bel accueil bien différent de ce que nous connaissons à Antsirabe !

Samedi matin, nous avons pris la route un peu chaotique menant à la plage de Kimony, non-loin de Morondava. Au programme, farniente, baignade, pic-nic et … farniente. Nous avons découvert une plage sublime, voire paradisiaque sur laquelle nous étions presque seuls alors que le sable s’étendait à perte de vue à notre gauche et à notre droite ! Découverte de la culture Malgache jusqu’au bout, nous avons eu la chance d’assister de loin à un rituel de guérison par l’eau menée par un Chaman qui prononce des incantations depuis la plage avant que la malade soit jetée plus ou moins de force dans l’océan. Le mal qui s’est emparé d’elle (physique ou psychique) est alors nettoyé par le courant et peut s’en prendre à une autre personne si celle-ci se baigne dans la foulée.

Aux alentours de 15 heures, nous avons repris la route pour aller à la rencontre des fameux Baobabs. Malgré les quelques touristes, les courses d’école et les enfants qui réclament de l’argent en échange d’une photo ou d’une caresse à un caméléon, ces géants nous ont offert un spectacle sans pareil que l’on n’oubliera jamais. Nous avons profité de notre fin de journée en nous baladant au travers de l’Allée des Baobabs, avec l’étrange impression de voir des pattes d’éléphants à la place des troncs, en prenant des photos et en admirant la progressive tombée du jour avec à son paroxysme, les somptueuses couleurs du coucher de soleil sur les arbres.

Bungalow n°1 ! 

Plage de Kimony


Allée des Baobabs

jeudi 16 juin 2016

110 ans du CHRR d'Antsirabe - Jeudi 16 juin

C’est aujourd’hui que le Centre Hospitalier Régional de Reference fête ses 110 ans de création et de développement. Pour l’occasion, nous avons été invitées à prendre part à la partie officielle qui s’est déroulée dans la cour de l’hôpital durant la matinée (9h officiellement, 11h30 à l’heure Malgache). Caro étant, à son grand regret, toujours sous l’emprise des amibes qui tapissaient son tube digestif, c’est Agnès qui prend la responsabilité de vous raconter cet événement.
Assises sous la tente VIP, nous avons donc assisté aux nombreux discours en Malagasy tenus par les politiques et les hauts gradés de l’hôpital. Discours ponctués, heureusement, de quelques morceaux de musique qui nous ont permis de découvrir l’hymne national malgache entre autre. Après un repas Chez Billy, nous sommes rentrées à la maison retrouver nos malades (Caro et Valentine) qui allaient un peu mieux et pour nous préparer en vue de la soirée.
En effet, le soir se tenait le souper dansant auquel nous avons toutes les 6 pu activement participer. A l’entrée dans la salle, les chaises tapissées de satin blanc et la musique vaguement pompeuse nous ont presque fait prendre la poudre d’escampette mais nos jambes n’ont pas dépassé notre cou et nous avons pu enjoyé le party party of the malagasy (dixit Caro. Je décline toute responsabilité. Signé : Agnès). En effet, dès les premières notes de la musique qui accompagne la danse d’entrée de toute bonne soirée Malgache, plus du tiers de la salle était debout pour danser. Ceci comprend les chefs de service, les médecins, les militaires et autres politiciens en costard-cravate. Nous n’avons pas échappé à cette tradition puisque les stagiaires médecins du service des Urgences se sont chargés de nous inviter. C’est à ce moment là que nous avons compris que la soirée allait être beaucoup plus mouvementée que ce que nous avions pensé aux premiers abords. Et ça s’est avéré vrai ! Les serveurs avaient de la peine à servir leurs plats car les convives passaient leur temps sur la piste de danse enchaînant des rocks endiablés, des danses traditionnelles, du pop ou des slows.
C'est avec tristesse que nous avons quitté la salle à 1h du matin, emmenés par des Tuck-Tuck commandés pour l'occasion par notre famille d'accueil. Nous nous réjouissons déjà de la fête suivante!
Le CHRR

Avant ....

....

... Après ! 

lundi 13 juin 2016

Week-end 1

Après une première semaine bien éprouvante, un week-end détente Mura Mura semblait de mise ! Nous avons donc réservé un après-midi entre nanas aux Centre Thermal d'Antsirabe. (pour la petite info, la ville abrite des sources d'eaux chaudes et est donc surnommée, "Ville de l'Eau"). Après avoir passé une vingtaine de minutes dans un jacuzzi privé qui bullait tant bien que mal, nous sommes passées entre les mains expertes des thérapeutes pour un gommage traditionnel au concombre, miel, citron et...gros sel. J'te jure, on a plus d'peau mortes !!! Ensuite, massage en profondeur avec une huile de plante médicinale locale suivi dans enveloppement au chocolat. Nous nous sommes donc toutes retrouvées tartinées de cacao chaud, emballées comme des carambars (sans la blague) avec une bache en plastique et vaguement recouvertes d'un drap pour arreter nos tremblements de froid. 
N'empêche que nous sommes ressorties ravies de cette nouvelle expérience, néanmoins agréable, avec l'envie de la réitérer !!! 

Le soir, nous sommes allées voir le concert de deux stars Malgaches, les guitaristes Erick Manana et Dama (du groupe Mahaleo). Ceux qui étaient a notre repas de soutien ont peut-être deja entendu la voix de ces fabuleux artistes! Nous avons été entrainées par la ferveur du public et la générosité des musiciens et nous avons passé une très belle soirée.

Dimanche, nous avons été invitée à la fête de fin d'année d'un foyer pour jeunes descolarisés. Tenus par des soeurs, celui-ci a pour but d'insérer ces jeunes dans le système du travail en leur apprenant des compétences ménagères telles que cuisine, broderie, crochet, ménage, ... Ils en ressortent après 2 ans avec un diplôme professionnel qui leur permet de trouver du travail. Le cadre paisible et l'accueil chaleureux que nous ont réservé les soeurs et les élèves nous a parfaitement convenu pour un dimanche après-midi tout en douceur. Nous avons mangé les plats que les élèves avaient préparés, acheté des créations de coutures confectionnées tout au long de l'année et profité du spectacle dansant préparé pour l'occasion! 

Nous avons poursuivi cette magnifique journée ensoleillée par une balade dans les rizières proches de notre logement. Nous nous en sommes alors mis plein les yeux et les appareils photo (photos suivront dès qu'on aura trouvé la solution pour les poster) de beaux paysages. Notre présence ne passe jamais inaperçue et nous avons donc passé un joli petit moment avec quelques enfants venus à notre rencontre.